Le code de bonne conduite

Le code de bonne conduite

Fin 2016, le ministre de l’Économie Kris Peeters a annoncé via la presse qu’un code de bonne conduite avait été convenu avec le secteur des opticiens. La motivation à mettre en place ce code était double.

D’une part, il faisait suite à un article paru dans Test Achat (article auquel Ignace Fransman a collaboré) qui concluait sur un manque de transparence au niveau des prix pratiqués chez certains opticiens.

D’autre part, le ministre s’est basé sur une étude de la KCE qui dénonçait l’augmentation des prix dans notre secteur par rapport à certains pays voisins.
Bien que nous soyons une association professionnelle reconnue, nous n’avons pas été mis au courant. Le ministère n’a consulté que l’APOOB. L’UzOOi n’a jamais signé ce code de bonne conduite et ne l’aurait pas fait. Il est clair que ce code a été rédigé par des gens qui ne connaissent pas la technicité de nos produits.

Et c’est justement pour cette raison que Test-Achats nous reproche un manque de transparence: nos clients non plus ne connaissent pas tous les aspects techniques des verres. Ils nous font confiance pour les guider dans le choix de leur équipement de correction.

Ils ne connaissent en général pas la différence entre des verres sphériques, toriques, asphériques, atoriques, les différents traitements antireflets… sans parler des verres progressifs.

Dès que nous avons été mis au courant du contenu de ce code, nous nous sommes rendu compte de l’impossibilité de signer un tel texte, sachant qu’alors nous serions aussi juridiquement responsables.

Le problème ne se trouve pas dans le fait qu’en tant qu’opticien l’on doive communiquer de manière transparente sur l’origine des verres, sur la marque, sur le type, etc. Le problème réside dans le fait que le client est alors censé pouvoir comparer ces informations avec des devis d’autres magasins.

Pour les raisons techniques mentionnées précédemment, il est déjà suffisamment difficile pour beaucoup d’opticiens de s’y retrouver, et encore plus pour le profane.
Une version réaliste de ce code se doit donc d’être rédigée, car, comme annoncé récemment dans la presse, le code de bonne conduite est jusqu’à présent un échec total. Seuls 41 indépendants et Hans Anders ont déjà signé le code.